Table of contents
1. La fin du bouclier tarifaire : vous êtes maintenant exposé au prix réel
Le bouclier tarifaire sur l’électricité pour les entreprises a pris fin le 1er février 2025. Depuis cette date, les protections introduites pendant la crise de 2021–2023 — qui plafonnaient la répercussion des hausses du marché de gros — ne s’appliquent plus aux professionnels.
Concrètement : les variations des prix du marché européen de l’électricité (influencées par le gaz, la géopolitique, la demande saisonnière) se répercutent directement sur vos contrats lors de leur renouvellement. Il n’y a plus d’amortisseur public.
2. La fin de l’ARENH : plus de prix nucléaire régulé
L’ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique) a pris fin le 31 décembre 2025. Ce dispositif permettait aux fournisseurs d’électricité d’acheter une partie de leur approvisionnement à EDF à un tarif fixe et régulé de 42€/MWh, quel que soit le prix du marché.
Avec la fin de l’ARENH, ce plancher de prix stabilisé a disparu. Son remplacement, le VNU (Versement Nucléaire Universel), redistribue aux clients une part des bénéfices d’EDF uniquement quand les prix de marché dépassent 78€/MWh — un seuil nettement plus haut que l’ARENH.
Résultat : les contrats d’électricité pour 2026 se négocient entre 57 et 75€/MWh, soit une hausse de 35 à 80 % par rapport au régime ARENH. Pour un site industriel consommant 1 GWh par an, cela représente un surcoût annuel estimé entre 15 000€ et 33 000€ (source : Groupe Idex, 2025).
3. La hausse de l’accise sur l’électricité (ex-TICFE)
Au 1er février 2026, l’accise sur l’électricité a été revalorisée par indexation sur l’inflation, conformément aux règles de droit commun. Les taux en vigueur sont désormais :
- Taux courant (C5) : 30,85€/MWh
- PME et haute puissance (C4/C2) : 26,58€/MWh
Ces taux représentent un retour aux niveaux élevés d’avant-crise, indexés sur l’inflation. Pour rappel, pendant la crise énergétique, l’accise avait été temporairement ramenée à des niveaux minimaux. Ce garde-fou a désormais disparu. La composante fiscale représente désormais une fraction significative de votre facture totale, indépendamment du fournisseur choisi.
4. Un marché européen qui reste instable et lisible à court terme seulement
Au-delà des dispositifs nationaux, le prix de l’énergie sur le marché de gros européen reste directement influencé par trois facteurs hors de votre contrôle :
- Les prix du gaz naturel (approvisionnement, stockages saisonniers, tensions géopolitiques)
- La demande industrielle européenne, en rebond progressif en 2026
- Les capacités de production électrique (disponibilité du parc nucléaire EDF, énergies renouvelables intermédiaires)
Il n’existe pas à ce jour de visibilité tarifaire fiable à horizon 3–5 ans. Les entreprises qui reportent leur stratégie énergétique en attendant “que les prix baissent” prennent un risque de marge structurel.
5. Un impact direct sur vos marges et votre compétitivité
Pour les industriels français, l’énergie n’est plus un poste de coût stable et prévisible. Elle est devenue une variable d’exploitation à part entière — au même titre que la main-d’œuvre ou les matières premières.
Les secteurs les plus exposés : la métallurgie, l’agro-alimentaire, la chimie, le papier-carton, et plus généralement toute industrie avec des machines fonctionnant en continu ou des process thermiques. Pour ces entreprises, une variation de +20 % sur la facture électrique peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros par an de marge perdue.
Face à des prix qu’on ne contrôle pas : que peut-on faire concrètement ?
Il est impossible de contrôler les prix du marché de gros, les décisions fiscales ou la géopolitique. En revanche, il est possible de contrôler sa consommation — à condition de la connaître avec précision.
C’est ici que commence la différence entre les industriels qui subissent la hausse et ceux qui la pilotent.
À retenir : on ne réduit pas ce qu’on ne mesure pas. Sur un site industriel, 60 à 80 % de la consommation électrique est générée par les machines — mais la plupart des entreprises ne savent pas, machine par machine, ce qu’elles consomment réellement.
La première étape : le suivi énergétique machine par machine
Un compteur général vous dit combien votre site consomme. Il ne vous dit pas où, quand, et quel équipement est responsable des pics. La gestion énergétique efficace commence par la granularité : savoir exactement quelle machine consomme quoi, en temps réel.
Les capteurs de consommation électrique sans fil, installés directement sur les machines ou au niveau des tableaux électriques, permettent de :
- Identifier les machines en veille qui consomment inutilement (consommation fantôme)
- Détecter les équipements dont la consommation dérive et anticiper une panne
- Calculer le coût énergétique réel par production ou par ligne
- Isoler vos consommations industrielles pour simplifier votre conformité au Décret Tertiaire (un sous-comptage précis permet de déduire vos process de production pour ne déclarer sur la plateforme OPERAT que le périmètre tertiaire requis).
L’installation est sans câblage, sans arrêt de production, sans projet informatique. Les premières données sont disponibles le jour même.
Comment Sensorfact aide les industriels français à reprendre la main
Sensorfact propose des capteurs IoT plug-and-play installés sur vos machines existantes, sans modifier votre installation électrique ni votre automate (PLC). En quelques heures, vous visualisez la consommation de chaque machine dans un tableau de bord centralisé.
En déployant un suivi énergétique machine par machine, nos clients réalisent en moyenne jusqu’à 10 % d’économies sur leur facture d’électricité. Dans les six mois suivant l’installation, un consultant énergie Sensorfact analyse les données et formule des recommandations concrètes et faciles à mettre en œuvre.
Dans un contexte où le coût de l’énergie a augmenté de façon structurelle, réduire la consommation n’est plus un projet RSE optionnel. C’est une décision de compétitivité.
Vous voulez reprendre le contrôle de votre consommation électrique ? Réservez une démo gratuite avec notre équipe.